Le drone dans le BTP et la rénovation

18 mai 2017

Conceptualisés dès la Première Guerre Mondiale par les américains et les français, les premiers avions télécommandés voient le jour en 1920. Le drone a été le monopole de l’armée pendant des décennies. Il faut attendre presque cent ans pour que le drone se démocratise.

Aujourd’hui, le marché du drone représente près de 155 millions d’euros en France et ne cesse de se développer, des statistiques prévoient qu’il pourra représenter plus de 650 millions d’euros d’ici 2025, notamment grâce au secteur du BTP car le marché des drones grand public va rentrer en phase de stagnation après une période d’équipement « massif » chez les ménages. Depuis les années 2010, cet instrument volant est un excellent allié que ce soit pour les grosses PME du bâtiment et de la rénovation mais aussi pour les grands groupes du BTP. Alors en quoi le drone peut être utile ?

Un outil pratique

Aujourd’hui, les drones deviennent des outils incontournables du secteur du bâtiment. Harmonie fut l’une des sociétés pionnières de leur utilisation, entre autres pour le diagnostic de façades et d’étanchéité de toiture des bâtiments à zones inaccessibles ou de grande hauteur

Le drone s’utilise à toutes les étapes de construction que ce soit avant, pendant ou même après les travaux. Ces objets volants sont capables de visiter les moindres recoins d’une structure architecturale : petits et maniables, ils peuvent filmer ou photographier avec une précision chirurgicale grâce à une caméras 4K. Ils sont capables notamment d'intervenir en amont pour le diagnostic du bâtiment et permettre de faire un état des lieux de parties inaccessibles de l’immeuble, et permettre ainsi d’établir un devis travaux ou un tarif ravalement avec une grande précision. Mais les drones peuvent également filmer l’avancement des travaux d’un point de vue précis et identique semaine après semaine grâce à la mémorisation de certaines positions GPS. Enfin, le drone est également nécessaire pour prendre des photos du bâtiment un fois le chantier fini. Dans tous les films de présentation de chantiers finis d’envergure il y a aujourd’hui obligatoirement des prises de vue par drone, c’est un outil merveilleux pour les réalisateurs.

 


Le drone et la modélisation 3D

Le drone apporte également beaucoup à l’indispensable transition numérique du secteur du bâtiment pour effectuer des maquettes virtuelles qui se mettent au service du BIM pour la gestion des travaux.

Les architectes vont avoir recours aux drones afin d’intégrer des photos aériennes en 3D de paysages. On peut aussi modéliser en 3D un immeuble existant. Grâce à un drone et à un vol de quelques minutes suivi d’une compilation des données sur ordinateur, le modèle du bâtiment sera photo réaliste et d’une précision supérieure au millimètre !

La société Apple utilise depuis quelques années cette technique pour modéliser au fil du temps la planète grâce à l’utilisation de drones militaires américain réformés et adaptés à la prise de vue orthonormée. Ces images sont accessibles au grand public. En voici deux exemples : la cour du Louvre et la vallée de Chamonix.


La cour du Louvre

 


La vallée de Chamonix


Mais qui ne reste qu’un simple outil...

Le drone se démarque par sa maniabilité, sa précision, sa possibilité de voler à basse altitude, sa rapidité. Les économies de temps et d’argent sont tangibles et certains le voient comme un assistant indispensable au bon déroulement des chantiers de construction ou rénovation. Dans la réalité, comme tout outil, il n’est pas toujours nécessaire d’y avoir recours.

C’est un constat que nous faisons au quotidien dans notre métier. En matière de rénovation énergétique, de ravalement ou de projets de travaux d’étanchéité ce n’est finalement que pour quelques projets que nous utilisons cet outil d’années en années. Son champ d’action privilégié est l’observation des zones inaccessibles, puisque que ces engins sont ultra-maniables et ont la capacité de faire des vols hors de portée du regard des pilotes : grâce au retour vidéo et à la caméra embarquée, on peut tout observer.

On note également une utilité toute particulière pour les Immeubles de Grande Hauteur, pour les grands ensembles pour lesquels des dizaines de bâtiments doivent être inspectés.

En tout état de cause cet outil ne remplace en aucun cas le travail de terrain effectué par un métreur, un directeur de travaux ou un architecte : c’est un outil de repérage qui est complémentaire du travail effectué sur site et qui permet d’importants gains de productivité tout en « sécurisant » la qualité d’une expertise puisqu’aucune façade ou aucune partie de toiture n’échappe au travail d’analyse de l’état du bâtit.

 

Un Djii Phantom en vol : la tout première acquisition d’Harmonie en janvier 2013

 

Eté 2013 premier vol Harmonie sur site pour repérage de désordres sur des toitures terrasses