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Intérieur ou Extérieur : Que choisir pour son isolation thermique ?

août 01, 2017

Isoler son logement fait partie des dernières obligations gouvernementales. L’Etat souhaite valoriser une politique verte et encourager les bâtiments à respecter un seuil minimal de performances énergétiques. Plusieurs options s’offrent à vous dans ce cas : effectuer une isolation thermique intérieure ou extérieure. Quelle est la solution la plus judicieuse ? 

L’Isolation Thermique Intérieure (ITI) : une solution économique…

Respectant parfaitement les exigences RT 2012 et RT 2020, l’isolation thermique intérieure est la solution la plus utilisée sur le marché de la construction en France. Il est cependant beaucoup moins aisé de mettre en œuvre une ITI dans le cadre d’une rénovation, nous le verrons plus loin.

Le principe est simple : doubler vos murs avec un isolant d’intérieur.

Ce dispositif peut s’adapter à tous types de bâtiments que ce soient des maisons individuelles, des copropriétés ou encore des bureaux. De plus, cette solution s’avère économique. Il faut compter en moyenne entre 50 et 90 €/m².

Par ailleurs, comme son nom l’indique, cette isolation est effectuée à l’intérieur de l’habitat. Par conséquent, cela ne touche pas la façade extérieure, ce qui laisse une grande liberté esthétique pour un ravalement ou même un design décoratif pour le bâtiment.

…mais des contraintes lourdes et des inconvénients certains

Cependant, on doit prendre en considération que l’espace à isoler n’est pas habitable pendant les travaux, ce qui entraine un déménagement temporaire des propriétaires ou locataires. D’autres contraintes sont à prendre en compte, entre autres la dépose de tous les éléments muraux (interrupteurs, prises, radiateurs, placards, armoires). On note également que certaines pièces sont techniquement compliquées et couteuses à isoler, c’est le cas des pièces d’eau.

De plus, cette isolation étant effectuée à l’intérieur elle réduit d’autant la surface du bien isolé. On parle souvent d’une baisse de 5 à 7% de la surface habitable !

A terme, une ITI peut également entrainer ou favoriser l’apparition de ponts thermiques qui au final fragilisent l’efficacité de l’isolation. Par conséquent, il est nécessaire de prendre en considération l’option ITE.

L’isolation thermique extérieur (ITE) : un manteau isolant pour le bâtiment

Apparue en Allemagne dans les années 60, l’isolation thermique extérieure est très souvent mise en œuvre en France de nos jours dans le cadre d’une rénovation énergétique des bâtiments qui peut être très largement aidée ou subventionnée.

L’ITE consiste à envelopper l’immeuble d’un procédé isolant, souvent constitué de polythène et de laine de roche, qui apporte un haut niveau de performance énergétique. Les ponts thermiques sont supprimés et ce d’autant que la ventilation des appartements est optimisée. En plus de ces avantages, l’ITE assure une forte étanchéité à l’air et améliore également l’isolation phonique.

Facilité de mise en œuvre et subventions

A l’inverse de l’ITI, ce dispositif ne réduit pas l’espace habitable et n’entraine pas de déménagement forcé ; des personnes peuvent tout à fait y vivre ou travailler pendant toute la durée du chantier.

Les travaux d’ITE peuvent sembler relativement couteux. Cependant, des aides existent pour se faire rembourser une partie des dépenses. Elles peuvent dans certains cas ramener le coût des travaux au même prix qu’un ravalement classique qui n’aurait d’ailleurs pas généré d’économies de chauffage….

Revalorisation du bien

L’ITE est également un moyen pour revaloriser un bien puisque la mise en place de l’ITE peut être l’occasion d’un vrai « relookage » de l’immeuble.

Isolation thermique par l’extérieur Paris 13 : avant et après travaux

La valeur du bien rénové sera aussi assise sur son étiquette énergétique. On constate souvent que l’on passe d’une étiquette médiocre à une étiquette du niveau Bâtiment à Basse Consommation comme pour la rénovation énergétique ci-dessus réalisée rue du Moulin de la Pointe qui a fait l’objet d’une visite « ouverte au public » organisée par l’Agence Parisienne du Climat le 22 juin dernier.

Non applicable à toutes les architectures

Il faut consulter les règles d’urbanisme de la commune et de s’assurer de l’accord des architectes des Bâtiments de France. On peut aussi noter le seul inconvénient notoire de l’ITE est que ce dispositif ne s’adapte pas à tous les bâtiments. Il est par exemple » impossible », et il serait d’ailleurs malvenu, de poser une ITE sur un immeuble haussmannien. Des procédés existent, et sont déjà mis en œuvre à Paris mais les performances énergétiques après travaux sont faibles.

En conclusion

Au final la balance penche en faveur de l’ITE car les inconvénients de mise en œuvre sont bien moins importants que pour une ITI. On préfèrera l’ITI lorsque l’architecture de l’immeuble ou la réglementation l’interdit.

A noter que le développement des isolants ultra-mince, les produits isolants du futur, laisse à penser que l’ITE pourra dans quelques années être mise en œuvre sur tous les types de bâtiments, y compris les immeubles en pierre de taille, avec des performances énergétiques certaines. Les produits du futur seront basés sur des nouvelles technologie qui permettront d’emprisonner de l’air (le meilleur isolant au monde) dans des produits « liquides » faisant office de produit de finition et de produit isolant. On peut imaginer que leur mise en œuvre sur des façades à l’architecture complexe pourrait être réalisée grâce à l’utilisation d’imprimantes 3D géantes et mobiles.