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Les mauvais choix des français en matière de rénovation énergétique

12 sept. 2016

Avec les efforts du Gouvernement à valoriser la rénovation énergétique des bâtiments auprès des ménages, les français ont entrepris de nombreux travaux de rénovation. Cependant l’Observatoire Permanent de l’Amélioration Energétique du Logement a constaté que ces rénovations ont été peu ou moyennement efficace d’un point de vue performance énergétique sur l’habitat.

Des travaux plus nombreux grâce aux aides

On constate que sur plus de 3,5 millions de rénovations terminées en 2014, moins de 300 000 seraient réellement performantes. En effet, grâce aux différentes aides publiques telles que la TVA réduite, l’éco-PTZ et le Crédit d’Impôt Transition Energétique (CITE), les ménages auraient dépensé en moyenne pas moins de 10 000 euros pour réaliser leurs travaux de rénovations énergétiques.

Faire des travaux OUI mais pas n’importe lesquels !

D’après l’Observatoire, malgré un accroissement important du nombre de rénovations, les travaux effectués apportent une efficacité moindre pour le logement. En effet, la plupart des ménages se sont contentés de remplacer les fenêtres en premier lieu. Viennent ensuite les travaux d’isolation des murs, de la toiture et des combles parmi les travaux majoritairement effectués en 2014 en France.

Cependant, on sait que changer les fenêtres n’est pas le moyen le plus efficace d’accroitre la performance énergétique du bâtiment. Par ailleurs, seuls 17% des travaux d’isolation des murs se sont révélés efficaces. « Les travaux de réaménagement intérieur ou d'entretien des façades ne sont que trop rarement accompagnés par de l'isolation thermique intérieure ou extérieure » a déclaré l’Ademe, l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie.

 


Des causes financières

Bien évidemment, les raisons financières expliquent aussi ces mauvais reflexes des français en matière de rénovations énergétiques. Et pour cause : les travaux à faible impact énergétique ont coûté en moyenne 5 455 euros, ceux avec performance moyenne ont coûté 11 146, tandis que plus de 25 410 euros sont nécessaires pour des travaux à forte performance énergétique. Ces prix s’expliquent notamment par la qualité meilleure à la fois des matériaux et des équipements plus coûteux.

Au final, seul 33% des ménages qui ont réalisé des travaux à faible performance énergétique ont constaté des améliorations générales dans l’ensemble de l’habitat alors qu’ils sont près de 65% pour ceux qui ont effectué des rénovations performantes. Par ailleurs, 23% d'entre eux ont vu leur facture d'énergie baisser sensiblement, alors qu'ils sont plus de la moitié, suite à des travaux à haute performance.