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Qualité de l’air en intérieur : pourquoi et comment l’améliorer

01 juin 2015

Qualité de l'airSelon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), un individu passe approximativement 80 % de son temps dans des lieux clos et en particulier dans son logement. L’air intérieur est plus pollué que l’air extérieur, du fait de son faible renouvellement. Or, selon les spécialistes, l’air de toute habitation doit être renouvelé au moins une fois toutes les heures, car la qualité de l’air a un impact conséquent sur le confort d’un logement, ainsi que la santé de ses occupants. Il est donc primordial d’accorder une attention particulière au système de ventilation, ainsi qu’à la qualité de l’air de tout bâtiment, particulièrement en ce qui concerne les logements.

 

 

Qu’est-ce qui pollue la qualité de l'air ?

Les facteurs qui altèrent et polluent la qualité de l’air des logements ont des sources très diverses telles que :

  • les produits d’entretien (désodorisants, parfums d’intérieur, insecticides)

  • les produits de toilette (cosmétiques, parfums, ….)

  • la cigarette

  • les matériaux de construction, les produits de décoration et d’entretien du mobilier (en particulier le vernis des meubles)

  • la moisissure

Qualité de l'air : quelles sont les conséquences d’une mauvaise ventilation ?

1. Dégradation du bâti

Un logement mal ventilé génère de l’humidité qui s’attaque à la structure d’un bâti. Les causes d’humidité au sein d’un logis sont multiples ; dégâts des eaux non-traitées, séchage du linge, lavages des sols ou encore les activités de la cuisine sont autant de générateurs de vapeur d’eau. Cet élément en lui-même n’est pas polluant, cependant, sa condensation sur des parois froides génère des gouttelettes d’eau qui se logent dans les isolants, le bois des charpentes ainsi que le revêtement des murs, ce qui les détériorent prématurément.

Par ailleurs, l’humidité favorise la prolifération de moisissure qui se développe en particulier dans les pièces comme la salle de bains et sur les zones mal isolées du mur. Les spores se répandent facilement et peuvent envahir l’ensemble d’un logement.

2. Santé : des syndromes particuliers

Le syndrome du bâtiment malsain ou SMB se manifeste à travers des signes tels que de la toux, des étourdissements, des nausées, des démangeaisons ou encore des modifications sensorielles. Il décrit une combinaison de syndromes ou de maladies inexplicables médicalement et associés à un logement ou à un lieu de travail.

En copropriété, cette pathologie est susceptible de se manifester par un syndrome collectif inexpliqué (SCI) faisant penser à une intoxication collective. Or, un malaise collectif est souvent lié à une mauvaise qualité de l’air. L’OMS estime que 30 % des bâtiments neufs ou rénovés sont concernés par ce problème.

Les effets néfastes d’une mauvaise qualité de l’air peuvent être immédiats, comme dans le cas du SBM, mais peuvent également s’étaler sur le long terme. L’Ademe estime qu’une exposition prolongée à un air vicié cause l’apparition et l’installation de certaines maladies chroniques ou graves comme l’asthme, hypersensibilité bronchique, et même le cancer.

Conseils pour améliorer la ventilation et la qualité de l’air d’un logement

1. Ventilation Mécanique Contrôlée

La Ventilation Mécanique Contrôlée, ou VMC, fait référence à un système de dispositif mécanique permettant le renouvellement d’air constant toute l’année. Ce système de ventilation est efficace, à condition d’être correctement installé et bien entretenu. Ci-dessous, quelques conseils pratiques relatifs aux VMC, en particulier en copropriété :

  • il est aussi bon de savoir qu’une hotte doit fonctionner indépendamment de la VMC. L’article 14 de l’arrêté du 24 mars 1982 interdit le raccordement de hottes aux VMC.

  • les équipements de VMC (bouches d’extraction, extracteurs, entrées d’air) doivent être régulièrement nettoyés.

2. Aération et ventilation naturelle

En ce qui concerne les logements sans VMC, il convient de créer ou de conserver des circulations d’air suffisantes permettant de renouveler l’air intérieur.

  • en hiver, éteindre les convecteurs ou les radiateurs à proximité des fenêtres avant de les ouvrir permet d’aérer et d’évacuer les mauvaises odeurs, ainsi l’excès d’humidité sans trop perdre de chaleur.

  • toujours en période hivernale, si la température le permet, il est conseillé de laisser les fenêtres entrouvertes la nuit pour évacuer la vapeur d’eau produite par les occupants.

  • il faut s’assurer que les grilles d’aération soient toujours propres et que rien ne les obstruent. 

  • l’installation de bouches d’aération de type «hygroréglable» permet également une meilleure ventilation ; ce dispositif contient une membrane qui se contracte ou qui se dilate en fonction de la quantité d’humidité présente dans une pièce.

A savoir qu’une connaissance générale des divers types systèmes permet de trouver la ventilation qui convient le mieux à une habitation et il faut aussi savoir utiliser le système de ventilation d’un logement ; par exemple, pensez à régler le dispositif sur vitesse maximale lors des activités culinaires.

Consultez des professionnels

Une ventilation adéquate permet d’assainir l’air d’un logement et d’éviter de nombreux problèmes de santé et d’hygiène. Il faut garder à l’esprit que de simples gestes du quotidien aident à améliorer la qualité de l’air que vous respirez. Améliorer le confort et l’efficacité d’un logement nécessite aussi bien une ventilation adéquate qu’une bonne isolation thermique de l’enveloppe. Il est donc nécessaire de faire appel à des professionnels de la construction ou de la rénovation qui privilégient une approche globale, prenant en compte le diptyque isolation-ventilation pour tous travaux de rénovation conséquents.