• Accueil
  • Blog
  • Toitures végétalisées : un développement massif pour des effets positifs

Toitures végétalisées : un développement massif pour des effets positifs

10 août 2016

 

Les toitures vertes sont en plein développement et en phase de devenir un standard en matière de construction immobilière. Nous avons tout à gagner à les voir proliférer sur les toits de nos bâtiments. Mais pourquoi plaisent-t-elles autant ?

Une toiture végétale : c’est quoi ?

Le marché des toitures végétalisées est en pleine expansion, sollicité autant par les pouvoirs publics que par les particuliers. Ce procédé consiste à faire pousser sur une toiture un tapis végétal qui sera une véritable protection thermique pour le bâtiment. Leur rôle dans les grandes villes pourrait s’avérer crucial ! En effet, elles entraineraient des conséquences très positives telle qu’une réduction de la consommation énergétique liée à l’isolation du bâtiment, un captage de CO2, une réduction de la pollution atmosphérique avec une amélioration de la qualité de l’air des villes ou encore une création de zones de biodiversité et des potagers urbains.

Toiture de la bibliothèque publique de Vancouver créée en 1995

Un développement mondial depuis les années 90 

Cette technique de construction se développe un peu partout dans le monde, faisant notamment de plus en plus d’adeptes au sein des gouvernements et des entreprises. Avec près de 10% des nouveaux toits construits grâces aux techniques de végétalisation, l’Allemagne est l’un des pionniers en la matière depuis 1980. Les autres pays d’Europe ont développé les toitures végétales plus tardivement, vers la fin des années 90. Quant à l’Amérique, ces toitures vertes font l’objet d’un véritable boom depuis 2000. Un million de mètres carrés d’installations y ont été recensés en 2012. L’Asie n’est pas en reste, la ville de Tokyo exigeant par exemple que toute construction de plus de 10 000 pieds carrés soit couverte sur 20% de sa surface par des végétaux.

Les toits végétaux plus économiques et écologiques ?

Concernant la France, l’objectif a été clairement défini par le plan biodiversité de Paris de 2011 : créer 100 hectares de toits végétalisés d’ici à 2020.

Déclaration dans Le Parisien de Pénélope Komites, adjointe chargée des espaces verts, de la nature et de la biodiversité de la ville de Paris.

Sources : http://www.leparisien.fr/paris-75/nous-allons-ouvrir-une-ferme-urbaine-de-2-500-m2-dans-paris-08-01-2016-5433243.php

Bien que le prix dépende de la surface, des types de végétaux choisis et du mode de mise en oeuvre des travaux, le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) nous indique qu’il y a huit ans en France la simple terrasse-jardin coutait plus chère qu’une étanchéité végétalisée. Ceci étant dit, il faut tenir compte du fait qu’un certain nombre d’économies seront engendrées par cette installation : durée de vie plus importante qu’une solution classique, dépenses énergétiques réduites et espace de vie supplémentaire ajoutant une plus-value sur la vente ou la location.

Il reste cependant un frein majeur à la généralisation des toitures végétalisées : pour les projets de rénovation de bâtiments anciens le poids des toitures végétalisées n’est pas toujours compatible avec la portance des structures et les coûts de mise en œuvre peuvent être dissuasifs.

Le département étanchéité d’Harmonie recommande fréquemment les toitures isolantes avec gravillon qui permettent un très bon drainage des eaux pluviales et la mise en place d’un procédé isolant performant. 


Les Jardins de Gally - Toit végétalisé du Palais de Chaillot créé en 2007