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Toitures végétalisées : une protection écologique pour l'étanchéité et l'isolation

20 juil. 2015


Les toitures végétalisées se multiplient à Paris et pour cause, différentes études menées à partir des années 80 ont attesté des bienfaits de ces dispositifs pour la restauration et la protection de la biodiversité, ainsi que pour l’amélioration des conditions climatiques en milieu urbain. La végétalisation de toiture consiste, en fait, à mettre en place un ensemble de matériaux et de végétaux sur un toit plat ou en pente. Au-delà de l’aspect écologique, les toitures végétalisées présentent de nombreux atouts pour les bâtiments qui adoptent cette tendance. Tour d’horizon de ce système de plus en plus populaire.

Toiture végétalisée

 

Les types de toitures végétalisées

Les toitures végétalisées sont aussi appelées « toitures vertes », « toits végétaux » ou plus scientifiquement PCVH (Paroi Complexe Végétalisée Horizontale) et peuvent être mises en place sur des toits-terrasses ou des toits en pente allant jusqu’à 60 %. Il existe trois différentes techniques de végétalisation de toiture notamment extensive, semi-intensive ou intensive.

  • Les végétalisations extensives

Ce type de toiture verte est constitué de végétation de type « mousse », nécessitant peu d’entretien, sauf en cas d’éventuelle sécheresse prolongée. L’épaisseur des substrats est relativement faible, variant entre 4/5 et 15 cm. Les végétalisations extensives peuvent être posées sur des structures légères grâce à leur faible charge (70 à 170 kg/m²).

  • Les végétalisations semi-intensives

Adaptées à tous les types de toitures, les végétalisations semi-intensives permettent de reproduire l’aspect d’un jardin traditionnel. Les substrats présentent une épaisseur de 12 à 30 cm et un poids de 150 à 350 kg/m².

  • Les végétalisations intensives

Les systèmes de végétalisation intensive sont mis en œuvre dans des profondeurs pouvant aller jusqu’à 1 mètre. Ils nécessitent un entretien régulier (arrosage, coupe,…) et sont réservés aux constructions neuves dues à la surcharge considérable qu’ils impliquent, avec des substrats d’un minimum de 30 cm et un poids de plus de 600 kg/m².

 

Quels sont les avantages des toitures végétalisées ?

  • Bienfaits écologiques et environnementaux

La présence des toitures vertes en milieu urbain génère un apport d’oxygène en filtrant un bon nombre de polluants atmosphériques, tels que l’oxyde d’azote ou encore le dioxyde de soufre. La végétation des toits permet également de retenir la poussière, réduisant ainsi la quantité de particules présentes dans l’air ambiant, ce qui contribue aussi bien à l’assainissement qu’à l’amélioration de la qualité de l’air.

Par ailleurs, l’évapotranspiration (ET) produite par les toitures végétalisées augmente le taux d’humidité de l’air et favorise la formation de rosée, un procédé indispensable à la fixation de pollens et de poussières en suspension dans l’air. Les particules de carbone et de plomb, de même que les matières organiques particulaires sont entraînées vers le sol où elles nourrissent les plantes, les insectes ou les bactéries.

  • Esthétisme et urbanisme

Lorsqu’ils sont adéquatement mis en œuvre, les toits verts redonnent aux agglomérations urbaines une nouvelle valeur esthétique et revalorisent les bâtiments. Ces dispositifs ont également un impact social, du fait de leur contribution à l'amélioration de la qualité de vie des citadins. D’autre part, la mise en place de toitures végétalisées crée des espaces verts qui peuvent être aménagés en espaces de loisir lorsqu’ils sont accessibles.

Les toitures végétalisées contribuent également à améliorer les conditions climatiques en milieu urbain, en particulier lors des chaleurs estivales. En effet, la végétalisation des toits permet de réduire les surfaces de béton qui absorbent et retiennent la chaleur au sein des villes.

  • Amélioration de la gestion de l’eau & réduction des risques d’inondations urbaines

Lors de fortes averses, en présence de toitures vertes, toute l’eau de pluie n’est pas instantanément conduite vers les égouts. Une partie de l’eau absorbée par les couches de végétation est consommée par les plantes et une autre est rejetée dans l’atmosphère par l’évaporation, ce qui permet de réduire les risques de surcharge des réseaux d’assainissement et d’inondations urbaines.

  • Protection de l’étanchéité

La toiture est l’une des zones les plus exposées d’un bâtiment et conséquemment, la plus en proie à être prématurément dégradée, particulièrement en ce qui concerne l’étanchéité. Les substrats de cultures des toitures végétalisées constituent une protection sur l’étanchéité en abritant les matériaux imperméabilisants des ultraviolets (UV) et des intempéries. Cette protection permet d’espérer une durée de 30 à 50 ans de la membrane d’étanchéité des toitures.

  • Amélioration des performances thermiques et acoustiques

Une membrane de toiture directement exposée au soleil est susceptible d’atteindre une température de surface allant jusqu’à 65°C alors que la même membrane recouverte de végétaux affiche une température variant entre 15 et 20°C. A savoir que la température du toit influe sur la température intérieure d’une bâtisse, ainsi que sur les besoins de climatisation, permettant ainsi des économies d’énergie. En ce qui concerne l’isolation acoustique, la végétalisation des toits permet d’atténuer les bruits d’impact (bruits de pas, chutes d’objets…) ainsi que les bruits aériens.

Les toitures végétalisées permettent donc de contribuer au développement urbain dans le respect de l’environnement. Sans être la panacée à tous les maux des villes, les toitures végétalisées constituent l’une des meilleures armes contre les pollutions urbaines qui sont responsables de la dégradation prématurée des bâtiments et source de stress pour les citadins.