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Des bâtiments connectés, durables et intelligents 

08 mars 2018

Comme nous l’avons vu dans notre précédent article , les objets connectés envahissent le secteur de la construction pour améliorer la productivité des techniciens et la rapidité des chantiers. Cependant, les objets connectés se multiplient également dans notre quotidien, pour faciliter la vie des particuliers.

 

Objets connectés : rappel de définition

L’Internet of Things représente aujourd’hui plus de 6 milliards d’objets connectés. Pour rappel, l’IoT représente un prolongement de l’internet sur des objets physiques. Ces objets sont donc connectés à votre téléphone, plus précisément à des applications mobiles. Le pouvoir infini de votre smartphone : avoir la faculté de diriger l’ensemble de votre maison à partir de votre mobile, et cela sans même bouger de votre canapé… C’est cela l’avenir de l’immobilier. 

Aujourd’hui ce sont de vrais smart building, des immeubles entièrement connectés qui voient le jour. D’ici 2020, ce sont plus de 8 millions de logiciels et services spécialisés dans la gestion technique des bâtiments qui devraient être conçus dans le monde. Capteurs, cloud et autres programmes d’analyses vont changer nos modes de gestion des bâtiments. 

 

 

 

Des appareils pour réduire notre consommation d’énergie

Grâce à ces immeubles intelligents, on peut centraliser toute la gestion technique du bâtiment avec le téléphone, et gérer à distance l’électricité, le chauffage, la climatisation. À cela, s’ajoute une multitude d’accessoires du quotidien : ouverture de volet électrique, caméra de surveillance, thermostat, compteur de type Linky, en sont de parfaits exemples. Un véritable confort est offert à l’occupant du bâtiment, car celui-ci peut faire beaucoup en faisant le moins d’efforts possible.

Avec ces objets connectés, on peut tout contrôler, tout mesurer et tout réguler à distance depuis le téléphone. Ceci permet donc d’optimiser les performances de ces appareils à l’aide de logiciels précis qui calculent tout. Recevoir un reporting en temps réel de la consommation d’électricité utilisée permettrait d’améliorer sa gestion de l’énergie et d’éviter les gaspillages inutiles. Avec ces bâtiments intelligents, on pourrait donc diminuer jusqu’à 30% sa consommation d’énergie, réduire les émissions de CO2 et donc faire des économies importantes.  

 

Des sociétés qui accroissent la recherche et développement sur le sujet

Il est évident que le développement de ces smartbuildings demande des technologies de pointe et certaines sociétés souhaitent devenir pionnières dans la conception des logiciels nécessaires. Siemens par exemple, veut perfectionner les appareils d’analyse et gestion des données pour améliorer l’efficacité énergétique de ces immeubles. La société finlandaise Kone s’est associée à IBM pour connecter des millions d’ascenseurs intelligents partout dans le monde. Nokia, de son côté, a récemment effectué un partenariat avec StarHub, une société de Singapour, pour développer des applications mobiles IoT afin de faire progresser les smart cities en Asie. 

 

Quels dangers ?  

Avec des bâtiments entièrement connectés, on peut se poser la question de la sécurité. À l’heure de la révolution domotique, des inquiétudes peuvent naître en cas de piratage informatique. Il est évident qu’il est nécessaire d’avoir une protection importante sur les données. Sécuriser les capteurs et logiciels devient donc une priorité.

Pour finir, d’un point de vue plus philosophique, on peut se poser la question du risque que l’on court en délégant de plus en plus de tâche aux logiciels. En cas de panne, que faire ?

Un grand auteur de science-fiction, l’américan Théodore Sturgeon, décrivait dans « Cristal qui songe » une société futuriste maitrisant la matière : pour construire un immeuble un clic est seulement nécessaire et tous les biens de consommation sont disponibles instantanément et pour tous. Cette société, qui maitrise par ailleurs toutes les émissions polluantes, garde un principe éducatif universel : tout enfant se doit d’apprendre à l’école toutes les connaissances nécessaires à la survie :  savoir faire pousser un champ de blé, élever du bétail ou forger des outils en métal. En cas de disparition de la technologie, la survie de l’espèce humaine est ainsi garantie.