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Copropriété : Focus sur le syndicat coopératif

sept. 09, 2019

Pour la bonne gestion d’une copropriété, le rôle du syndic est capital. Bien que dans la majorité des cas ce dernier soit un professionnel engagé par les copropriétaires, le syndic peut tout aussi bien être bénévole. Focus sur ce mode d’organisation un peu particulier.

 

Le syndic bénévole : Une alternative économique

L’un des problèmes les plus récurrents lorsque l’on habite en copropriété concerne les charges de fonctionnement. Les frais de syndics professionnels sont souvent très élevés. Ils varient énormément en fonction de l’endroit où est situé votre bien immobilier. Aujourd’hui, les honoraires d’un syndic parisien peuvent atteindre plus de 4 000 € par an en moyenne, alors qu’ils ne sont en général que de 2 500 € par an dans la région lyonnaise. Une alternative plus économique est offerte aux copropriétaires n’ayant pas forcément les moyens de payer autant : le syndic bénévole.

On retrouve souvent ce genre de syndics dans les copropriétés qui comprennent peu de lot. Ces dernières sont  théoriquement plus faciles à gérer en terme d’administratif. Par ailleurs, elles sont par nature plus “intimes”. Bien souvent, tous les habitants se connaissent et l’entente est souvent facilité par le petit nombre d’interlocteurs. De ce fait, le ou les gérants bénévoles peuvent plus facilement s’investir dans ce travail.

 

Comment choisir son syndic bénévole ?

Comme son nom l’indique, cette personne est bénévole, elle ne perçoit donc aucune rémunération pour effectuer ses missions quotidiennes de gestion de la copropriété. Cependant, tout le monde ne peut pas “s’improviser” syndic. En effet, il est impossible de choisir un syndic bénévole qui soit extérieur à la copropriété. Un syndic bénévole doit impérativement être composé d'au moins un des copropriétaires de l’immeuble ou du conjoint de l'un d'entre eux. Il faut comprendre aussi que ce n’est pas nécessairement une unique personne. Deux copropriétaires ou un groupe de personnes peuvent très bien se répartir les tâches de syndic car, après tout, “l’union fait la force”. Dans ce cas, il ne s’agira pas d’un syndic bénévole, on parlera d’un syndic de copropriété coopératif.

Pour la suite, le choix du syndic bénévole n’est pas très complexe. Il suffit qu’une personne se présente à ce poste et soit élue par un simple vote (à la majorité absolue) de l’ensemble des copropriétaires lors d’une assemblée générale. A noter cependant : professionnel ou bénévole, le syndic doit détenir ses pouvoirs grâce à un mandat de syndic, qui le met en poste pour une durée de trois ans renouvelables.

Attention : le bénévole ne perçoit pas d’argent pour ses tâches, mais celui-ci génère néanmoins des coûts qu’il faut absolument prendre en compte dans le budget annuel de la copropriété. Ces coûts peuvent toucher des frais de fonctionnement tels que le téléphone ou les assurances, ou encore de potentielles interventions d’experts comme des prestataires extérieurs.