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Économie d’énergie et minimalisme : pourquoi privilégier la tiny house ?

Posté par Harmonie

Nouvelle tendance qui gagne de plus en plus en popularité, la tiny house ou mini-maison s’intègre progressivement dans les modes de vie d’aujourd’hui. Elle se démarque par ses caractéristiques écologiques particulières ainsi que son autonomie énergétique exemplaire. Elle devient d’ailleurs la résidence principale privilégiée de la société moderne privilégiant le minimalisme, étant finalement considérée comme un logement à part entière.

 

Habitat passif et respectueux de l’environnement

Un mini habitat à ossature bois

La tiny house est une mini-maison à ossature bois, d’une surface allant de 20 m² à 40 m². Ce matériau est issu d’une ressource renouvelable, écologique et naturelle. Ainsi, ce type d’habitat peut être recyclé, une fois sa fin de vie atteinte. Le bois confère aussi une bonne résistance aux conditions climatiques ; c’est d’ailleurs au moyen de ce matériau que les plus vieilles constructions été bâties. Cette mini-maison à ossature bois est aussi caractérisée par sa légèreté.

La tiny house est respectueuse de l’environnement depuis sa construction, en raison d’un chantier réduit et d’une mise en œuvre générant moins de pollution, ainsi qu’une faible consommation en énergie et en eau jusqu’à son achèvement.

 

Isolation et étanchéité optimisées

La tiny house se distingue par sa conformité à la règlementation environnementale RE 2020 grâce à son isolation et son étanchéité aux performances optimales. Le bois permet une double isolation, intérieure et extérieure ; les ponts thermiques sont ainsi quasi inexistants. Les isolants les plus utilisés sont des panneaux en fibre de bois, de même que de la laine de roche.

La taille réduite de la construction ne nécessite que peu d’énergie pour la chauffer, ce qui en réduit les coûts. Il en est de même en ce qui concerne le refroidissement en été, avec une moindre sollicitation énergétique pour son refroidissement. Notons que le bois est aussi reconnu pour son inertie thermique, c’est-à-dire sa résistance au changement de température.

La tiny house se sert de l’énergie renouvelable pour fonctionner, en privilégiant la pose de panneaux solaires ou photovoltaïques. Elle devient ainsi un habitat passif, c’est-à-dire autosuffisant quant à la production de sa propre énergie. Du fait de cette autonomie, elle est capable de revendre l’excédent d’énergie au fournisseur EDF. Par ailleurs, le choix de la bio-électricité pour cet habitat permet de limiter les risques d’exposition aux champs magnétiques et électriques.

Quant aux ouvertures, elles sont dotées de double, voire de triple vitrage permettant d’élever l’ensemble des performances thermiques de l’habitat.

 

Une ventilation de qualité

La tiny house est conçue avec une ventilation adaptée qui se révèle primordiale en raison de l’espace de vie réduit, propice à l’effet de condensation issu des activités quotidiennes des occupants. Le renouvellement de l’air est assuré par une ventilation mécanique contrôlée (VMC), simple flux ou double flux. Elle peut aussi être hygroréglable ou avec stockage par conduction, qui est la plus appropriée pour ce mini-logement.

 

Une émission neutre en carbone

La tiny house est neutre en carbone et en gaz à effet de serre ; son émission est dite « invisible ». La majorité d’entre elles sont équipées d’un système de compostage permettant de recycler les déchets. Un système de collecte des eaux pluviales y est également intégré afin de réduire les consommations en eau potable et répondre aux différents besoins sans gaspiller. La tiny house utilise des toilettes sèches, aussi dites à compost ou à litière biomaîtrisée et dont la technique fait appel à la phyto-épuration. Celle-ci est un procédé de traitement des eaux usées au moyen de l’épuration par les plantes, permettant en même temps d’épurer l’eau et le sol.

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Autres avantages : coûts, mobilité

Les autres atouts de la tiny house : un coût moins élevé de l’acquisition ou de la construction, qui est compris entre 12 000 euros et 20 000 euros. Le temps de construction est nettement diminué, ce qui va amoindrir le coût de la main d’œuvre. En raison de sa petite taille, le coût de l’entretien est, lui aussi, moins onéreux.

Du fait de sa surface habitable réduite, la tiny house requiert d’adopter un certain mode de vie assez particulier qui n’est pas toujours adapté à tous. Par exemple, l’adoption d’une habitude de consommation minimaliste et économique afin d’amoindrir efficacement l’émission de déchets. Ainsi, elle ne convient qu’à ceux qui adhèrent à ce concept sur le long terme, suivant une démarche plus responsable et plus écologique.

Si les tiny houses modernes s’implantent de plus en plus durablement dans le même environnement, certaines d’entre elles demeurent des habitats nomades. Légères, elles sont en effet facilement transportables et s’adaptent ainsi aux contraintes de mobilité de leur propriétaire.

Toujours est-il que la tiny house n’a pas que des avantages. Le bois nécessite un traitement particulier pour échapper aux nuisibles, tels que les termites. La plupart des traitements sont chimiques et par conséquent, nocifs pour la santé. Quoiqu’il en soit, certaines essences de bois se passent de traitement, en contrepartie toutefois d’un coût relativement élevé.

Autre bémol : le mode de transport. Ce type de logement étant transportable comme indiqué plus haut, il fait appel à un véhicule puissant et fonctionnant donc avec une motorisation thermique. D’où une certaine émission en CO² au cours de ses trajets.

 

Quelle législation ?

Vous avez décidé de vous lancer dans la construction de votre propre tiny house afin de tirer profit de tous les avantages de la maison verte ? Attention, car vous devez vous conformer à certaines règlementations, telles que les exigences relatives à la construction et aux règles d’urbanisme en vigueur.

Le permis de construire et la déclaration préalable des travaux sont requis pour une tiny house fixe, en fonction de la surface plancher et de l’emprise au sol. Prévoir également le paiement d’une taxe d’aménagement, que ce soit pour les travaux de construction, de réaménagement ou encore d’agrandissement. Le calcul repose sur la détermination de la surface taxable.

Pour une tiny house mobile, d’autres contraintes sont à prendre en considération : les dimensions, intégrant aussi celles du véhicule et de la remorque, de même que la législation se rapportant au stationnement. La tiny house doit être immatriculée à la préfecture. Songez aussi à l’assurance, qui est d’ailleurs obligatoire, étant donné qu’il s’agit non seulement d’une habitation, mais aussi d’un bâtiment sollicitant ladite remorque.

 

 

Article publié le 20 Décembre 2021

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