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L’incroyable phénomène des maisons 3D

10 juin 2019

L’achat et encore plus la construction d’une maison est un investissement conséquent et prend du temps. Une nouvelle méthode pourrait bien révolutionner la manière de construire les maisons et donc leur coût : l’impression 3D. En outre cette technologie est de nature à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

 

D’où vient cette idée ?

Tout commence en 2004 avec le professeur Behrokh KHOSHNEVIS qui débute par l’impression d’un mur en béton en 3D. Il crée alors sa technologie Contour Crafting qui permet de créer en 20 heures seulement une maison entière et cela de manière automatisée. Le professeur a créé une imprimante 3D FDM accrochée sur un bras robotisé : les avantages de cette machine sont les suivants :

  • Réduction des couts et des déchets au niveau des matériaux
  • Rapidité de fabrication,
  • Création de formes complexes
  • Diminution du temps de travail

Ce n’est pas encore le secteur le plus propice à l’utilisation de machine 3D contrairement au secteur de l'aéronautique ou encore celui du médical. Cependant, ce marché a plutôt l’air prometteur et l’entreprise Markets and Markets estime même que le marché de l’impression 3D béton pourrait atteindre 56,4 millions de dollars en 2020. L’impression 3D béton continue de se développer rapidement en s’appuyant sur différentes technologies et matériaux en offrant divers avantages aux utilisateurs.

Des exemples de matériaux

Une startup propose une forme ancestrale comme modèle de maison 3D. Il s’agit de la fabrication avec de la terre et de la paille, matériaux utilisés au Moyen âge. Ce serait une imprimante 3D installée sur une grue située au centre de la maison. Les murs sont fabriqués avec un mélange de 25% de terre, 40% de paille de riz, 25% de balle de riz et 10% de chaux hydraulique. Ensuite, afin de consolider et d’isoler, les concepteurs de cette maison de 20 m carré ont pris l’exemple sur les nids de guêpes. La maison possède alors un aspect circulaire avec des parois à la structure alvéolaire d’une épaisseur de 40 cm. Pour cette maison on note :

  • 1000 euros de frais de l’opération (sans compter les fondations les ouvertures et les toitures)
  • Une dizaine de jours pour la bâtir
  • L’Usage de matériaux naturels avec un impact environnemental plus faible qu’avec les briques ou le béton (sauf pour les fondations)
  • Une conception permettant de maintenir une température ambiante constante avec un minimum de chauffage ou de climatisation.

Cette maison est censée arriver très prochainement sur le marché.

 

Un phénomène en plein essor

En Belgique ce genre de technologie est déjà opérationnelle avec au catalogue d’un constructeur une villa avec trois chambres. C’est en Europe que le phénomène est le plus présent avec l’exemple d’un village en Italie entièrement construit avec cette technologie.

Aux États-Unis la NASA a récemment lancé un concours pour trouver la personne qui saura construire avec une imprimante 3D des habitations avec des matériaux provenant d’autres planètes…

En 2013, l’architecte Gilles RETSIN était déjà devenu célèbre grâce à sa maison à imprimer en 3D. Son travail a même été acheté par le centre Pompidou. Malheureusement, cette maison n’a jamais été imprimée pour le moment faute de budget.

Mais la Russie, n’est pas en reste car depuis 2017 le concept a été utilisé pour la première fois pour imprimer des maisons standardisées en lotissement.