• Accueil
  • FAQ
  • Quel système d'imperméabilisation est nécessaire à votre immeuble ?

Quel système d'imperméabilisation est nécessaire à votre immeuble ?

avril 19, 2019

Très généralement les immeubles construits en béton font l’objet de deux grands types de ravalement. Le ravalement par isolation thermique extérieure ou le ravalement par imperméabilisation. Ce dernier type va tendre peu à peu à disparaître du fait du cadre législatif qui impose progressivement l’obligation de réaliser des travaux de rénovation énergétique pour les immeubles que l’on qualifie de passoires énergétiques. Le ravalement par imperméabilisation pour les immeubles non énergivore perdurera cependant encore. D’où l’intérêt d’en préciser la nature.

 

Le système d’imperméabilisation de façade

Le principe d’une imperméabilisation est de rendre étanche une façade d’immeuble, pendant un chantier de ravalement. Ce système est nécessaire lorsqu’apparaissent des fissures ou des éclats sur une façade en béton ou en ciment uniquement. S’ils ne sont pas réparés dans les plus brefs délais, ces problèmes entraineront rapidement des infiltrations d’eau dans les habitations, ce qui causerait des moisissures et des déperditions thermiques. Il existe deux types d’imperméabilisation de façade : les techniques i3 et i4.

Pour résumer rapidement un déroulement de ravalement en imperméabilité, on va d’abord décaper complètement la façade pour obtenir le support initial. Ensuite, on va purger les parties les plus fragiles et traiter les fers en béton rouillés qui ont souvent fait éclater le support. On reprend après les parties purgées en utilisant un mortier de ciment fibré. Ce n’est qu’à partir de ces étapes, et lorsque la façade est enfin saine, qu’intervient la mise en place de l’imperméabilité i3 ou i4. On doit choisir entre ces deux systèmes en fonction de l’importance des pathologies constatées sur la façade.

Chantier d'imperméabilisation Harmonie à Vanves.

I3 – i4 : quelles différences ?

En ce qui concerne le système i3, on l’utilisera sur les façades légèrement dégradées. Le principe est de placer un fixateur, une peinture épaisse avec des propriétés élastiques qui permet d’absorber les microfissures. C’est ce fixateur qui consolide la façade sur le long terme et ralentit l’apparition de nouvelles dégradations dues à la pollution et aux intempéries. Pour finir les travaux, une peinture lisse ou talochée sera appliquée en fonction du choix esthétique de la copropriété.

La seconde technique imperméable est l’i4. Celle-ci sera indispensable pour les cas les plus graves de dégradation, de fissures et de craquelures comme le faïençage par exemple. À la différence de l’i3, après l’application du fixateur, on rajoute une trame fibrée, c’est à dire une toile rigide qui va garantir la tenue de la finition dans le temps, empêchant le retour des fissures. Tout comme l’i3, il faudra terminer les travaux avec une peinture lisse ou une peinture talochée. À noter que la finition talochée reste plus pérenne dans le temps.

C’est le diagnostic initial du bâtiment effectué en amont des travaux, et l’analyse du support et des pathologies à traiter sur la façade, qui permettra de choisir la bonne solution d’imperméabilisation de l’immeuble.